Marie Clark connaît Nicole Côté, l’une des quatre artistes propriétaires de la Galerie Art libre, et Henri Lamoureux, propriétaire de La petite librairie, depuis plusieurs années déjà, car elle aime fréquenter ces lieux pour y admirer les œuvres des artistes propriétaires ainsi que celles des artistes invités, et aussi pour y découvrir les livres que choisit Henri pour sa librairie.

Voir D’Arts et de rêves, le projet de Nicole et d’Henri (deux des trois co-fondateurs), prendre forme au cœur même du village de Sutton a impressionné Marie qui a vite saisi le potentiel de ce site comme lieu de ressourcement et d’inspiration.

De fait, si Marie n’habitait pas déjà Sutton, il y a longtemps qu’elle aurait postulé pour résider dans la grange et ainsi s’isoler du quotidien, entrer dans sa bulle et se concentrer sur ses projets d’écriture.

Pour en apprendre davantage sur Marie et son rôle à D’Arts et de rêves, lisez ce qui suit…

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Qui est Marie ?

Marie a un parcours des plus intéressants et on en apprend beaucoup sur l’écrivaine, l’animatrice d’ateliers d’écriture, la coach et la pédagogue, en consultant son site.

Titulaire d’un bac en enseignement du français au secondaire et d’une maitrise en études littéraires, option création, Marie est aujourd’hui chargée de cours en création littéraire à l’Université de Montréal et dirige des ateliers d’écriture un peu partout au Québec, et cela en plus de ses propres projets d’écriture.

Quatre des romans de Marie et un carnet d’écrivain ont été publiés à compte d’éditeur et deux d’entre eux ont remporté le Prix du Jury aux Grands Prix du livre de la Montérégie.  Marie a obtenu plusieurs bourses de création du CALQ et du Conseil des Arts du Canada pour la réalisation de ses romans et elle travaille actuellement à un cinquième roman tout en explorant en parallèle les voix de la poésie.

Marie a d’ailleurs remporté le Prix de poésie Geneviève-Amyot 2016 pour sa suite poétique Scié, tu tombes. En 2016, elle a aussi été retenue deux fois comme finaliste aux Prix littéraires de Radio-Canada, dans la catégorie Récit pour J’étais trop petit et dans la catégorie Poésie pour Le silence aura soif.

Qu’est-ce qui a d’abord amené Marie à faire du bénévolat à D’Arts et de rêves ?

Trois faits :

  • Marie aime bien rencontrer ses lecteurs actuels et futurs en partageant avec eux son cheminement, ses œuvres, ses inspirations…
  • Henri organise et anime de telles rencontres à La petite librairie, toujours de purs petits moments de bonheur dont Marie aime profiter.
  • L’une des obligations contractuelles des artistes choisis pour effectuer un stage à la résidence est de participer à une activité de médiation avec le public.

C’est ainsi que Marie a vu comment elle pourrait à son tour contribuer à D’Arts et de rêves.

Les 5 à 7 avec les auteurs

Marie anime les rencontres avec les auteurs qui résident à D’Arts et de rêves. Comment s’y prend-elle ? Elle fait de la recherche sur l’auteur, arrive 30 minutes avant la rencontre, cause avec l’auteur, calme ses appréhensions si besoin est...

Son animation est informelle, toute simple, tout en douceur : elle pose de courtes questions et sait s’effacer pour donner toute la place aux auteurs qui partagent généreusement avec nous leurs parcours, leurs défis, leurs projets et le fruit de leur travail.

Jusqu’à maintenant, grâce à Marie, on a pu en apprendre davantage sur :

  • David Clerson
  • Mathieu Leroux
  • Élise Turcotte

Marie y trouve aussi du sien lors de ces 5 à 7 car ces rencontres lui permettent non seulement de retrouver des amis ou de revoir de vieilles connaissances, mais aussi de rencontrer de nouveaux auteurs, d’échanger avec des gens engagés et d’apprendre de ses pairs.

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David Clerson

Marie et l'écrivain David Clerson lors d'un 5 à 7 en face d'un auditoire très attentif…

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Mathieu Leroux

Marie animant le 5 à 7 avec l’écrivain Mathieu Leroux.

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Élise Turcotte
Crédit photo: Julie Artacho

Marie animant le 5 à 7 avec l’écrivaine Élise Turcotte.

Projet Entremaille

Marie nous dit qu’elle est tombée sous l’envoutement du haïku, le plus petit poème au monde, qu’elle pratique avec assiduité.  Elle donne d’ailleurs depuis plusieurs années des ateliers à l’École nationale de haïku, dont les activités se déroulent désormais à Trois-Rivières, capitale de la poésie.  Son carnet d’écrivain, Petites leçons d’orientation apprises dans le désordre, publié en 2015, est rédigé sous forme de haïbun, c’est-à-dire qu’il entremêle prose et haïkus.

Notre Suttonaise, car elle a adopté cette région depuis une vingtaine d’années déjà, aime faire découvrir cette forme de poésie.  On a donc fait appel en elle en 2016 pour animer des ateliers auxquels ont participé trois générations de citoyens suttonnais.  C’était dans le cadre d’Entremaille, un projet de médiation culturelle dont vous pouvez aujourd’hui admirer le résultat en explorant les sentiers du parc éco-culturel D’Arts et de rêves.

Crédit photo: Isabelle Grenier
Crédit photo: Isabelle Grenier
Crédit photo: Isabelle Grenier
Crédit photo: Isabelle Grenier

Participants d'Entremaille explorant le parc en quête d'inspîration et Marie avec quelques participants.

L’aménagement paysager

Chez Marie, il y a un immense potager et des fleurs partout ! Pas étonnant alors qu’elle ait choisi de donner un coup de main lors de la grosse corvée qui a eu lieu chez Denise Potvin le lundi 7 mai 2018 (voir chronique bénévole de juin 2018).

Ce jour-là, on a déterré et transporté vers le parc éco-culturel environ 250 jeunes arbres et arbustes, en plus de nombreuses vivaces.  Ces arbres serviront entre autres d’écran sonore et visuel devant les pylônes d’Hydro Québec et les vivaces serviront à embellir les champs.

Marie est retournée au parc cet été pour une autre corvée d’aménagement.  Il faut reconnaître que donner de son temps et se retrouver dans un groupe de gens sympathiques qui ont tous à cœur de faire une différence, c’est passer un moment agréable…

Qu’apporte D’Arts et de rêves à Marie ?

Marie aime avoir ici même à Sutton un réseau d’artistes autour d’elle pour parler, échanger, partager ses expériences…  Elle est contente de retrouver au CA et dans les comités D’Arts et de rêves des gens qu’elle connaît et d’autres qu’elle a la possibilité de découvrir.

Marie aime aussi rencontrer les artistes (arts visuels, arts littéraires et arts du cirque contemporain) qui viennent séjourner dans la résidence, car toutes ces rencontres suscitent de riches échanges…

Le réseau de Marie ne s’arrête pas aux artistes.  Grâce aux corvées d’aménagement et aux nombreuses activités auxquelles elle participe à Sutton, Marie rencontre de nouvelles gens.  Quel bel échange : donner de son temps et rencontrer des gens agréables…

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Marie lors de l’atelier haïku et lanternes poétiques avec l’artiste Jeanne Painchaud.

Marie participant à l’atelier de Sandrine de Borman.

 

Que souhaite Marie pour D’Arts et de rêves ?

Marie salue le courage et la détermination des trois co-fondateurs D’Arts et de rêves (la troisième étant Joanie Leroux-Côté).  Elle sait que fonctionner avec la recherche constante de fonds, les demandes de subventions, de partenaires, de commanditaires… requiert beaucoup d’énergie et de persévérance.  Elle souhaite de tout cœur qu’ils se trouvent un mécène pour se libérer de cette tâche énergivore et puissent se concentrer sur la création d’activités culturelles.

Comme D’Arts et de rêves inclut le mot « rêves », Marie imagine :

  • un milieu vivant, pas juste un parc de sculptures monumentales;
  • un lieu où villageois et touristes pourraient se rencontrer;
  • l’atelier de Sandrine de Borman (voir « Venez rencontrer Sandrine de Borman ») enrichi par un exercice d’écriture en lien avec les plantes, feuilles et fleurs que l’on trouve dans le parc;
  • un endroit où elle pourrait donner des ateliers, le jour ou à la tombée de la nuit (le parc étant ouvert du lever au coucher du soleil), des activités qui jumèleraient écriture et les sculptures dans le parc pour amener encore plus de gens à découvrir ce lieu de rencontre de création;
  • un festival de haïku…

Un projet pour et par la communauté sous le leadership d'une équipe dynamique : c’est ce que Marie veut appuyer et elle est contente de se compter parmi les nombreux bénévoles.

En conclusion…

Marie aime le concept de lieux de création et est heureuse de contribuer au succès de D’Arts et de rêves.

Vous vous doutez sûrement que profiter de cette résidence d’artistes serait tentant pour Marie, mais ce ne serait vraiment pas un bon investissement pour elle, la grange étant située à moins d’un kilomètre de sa maison.  Ce que fait Marie par contre, c’est qu’elle se crée des séjours de création.  Par exemple, elle va régulièrement se réfugier à L’Abbaye Saint-Benoit du Lac; cet automne, lors d’un voyage de trois semaines en France, elle a consacré tous ses avant-midis à l’écriture; et en 2019, elle planifie un séjour à l’Abbaye Val Notre-Dame pour faire avancer ses projets de prose et de poésie.

Merci Marie d’apporter ta créativité à D’Arts et de rêves